Yaoundé
Fondée en 1888 tout à l’intérieur des terres, Yaoundé ne devient que très lentement un centre urbain. En 1911, la station militaire actuelle (la Sono-station) n’était qu’une station d’expérimentation agricole. C’est une population composite avec plus d’allogènes et moins d’autochtones. L’exploitation agricole intéresse moins les populations autochtones, c’est un travail salissant et harassant que les natifs de la capitale ne trouve pas onéreux. L’exploitation agricole est aussi le fond de commerce des administrateurs et des politiciens citadins vivant foncièrement de tensions et même de confrontations qu’ils suscitent ou entretiennent autour de la ‘‘profession agricole’’ ou du sort des villageois souvent autochtones. Yaoundé s’étend en assimilant les campagnes avoisinantes.
Sa pluviosité est bimodale avec une précipitation moyenne annuelle de 1291 mm. Les températures varient de 18°C à 28°C en saisons humides et de 16°C à 31°C en saison sèche. La température moyenne est alors comprise entre 17°C et 30°C, étalée sur quatre saisons de cultures. Une grande saison sèche (Novembre- Février), une petite saison de pluie (Mars-Juin), une petite saison sèche (Juin-Août), et une grande saison de pluie (Août-Novembre).
Sur le plan administratif, la ville est subdivisée en 6 arrondissements urbains que compte le département du Mfoundi. Les arrondissements urbains regroupent un nombre variable des quartiers, qui sont des unités de commandement traditionnel placées sous l’autorité d’un chef de quartier. Les quartiers sites de notre étude sont présentés dans la carte administrative de la ville ci contre.


